Mark


Nos châteaux en Écosse - Nos morts sont nos trésors
2018 - En cours
Performance, récit, photographies, vidéos et objets


« L’authenticité n’est pas historique mais visuelle.
Tout semble vrai et donc tout est vrai. »
Umberto Ecco, La guerre du faux.

À partir d'un parchemin trouvé, mon grand-père a construit notre histoire familiale. Il a passé la moitié de sa vie à faire des recherches sur nos "illustres ancêtres", les rois d'Écosse. Pour attester de l'authenticité de cette descendance et pouvoir la transmettre à ses enfants, mon aïeul a fabriqué des simulacres d'archives : il a dessiné des arbres généalogiques, réalisé des photos-montages, acheté un costume traditionnel, voyagé en Écosse, et rassemblé, dans un livre, tous ces documents qui fondent ce mythe.

Nos châteaux en Écosse aborde la question de la transmission, de l'identité, de l'empreinte familiale et mémorielle. Pour redonner vie à ces fragments du passé, j'ai moi-même fabriqué des objets, des images (dessins, photographies et vidéos), que j'active lors de performances. Me laissant guider par mes intuitions, je rejoue, imite, réinvestit et expérimente la démarche de mon grand-père. Dans un corps-à-corps avec le fantasme et l’authenticité, je fabrique, à mon tour, une fiction familiale que je joue devant public lors d'une conférence-performée de 30 minutes.







Et le soleil s’est levé sur l’Adriatique
2017-2021
Captures écran, textes et photographies

« Photographes, arrêtez vos productions excessives
et insensées, et recyclez ce qui existe déjà. »
Joachim Schmid


Ces trois projets présentés sont regroupés autour de la thématique du récit, en utilisant les outils informatique comme les spams ou encore Google street view :

> Night not-recording (2021)

> Chien mange pas chien (2020)

> Search party (2017)




















Night not-recording
2021
Photographies et édition

Projet d’édition réalisé en résidence à l’invitation de l’école d’art de La Roche-sur-Yon entre janvier et juin 2021, et visible ici.

Night not-recording prolonge ma fascination pour l’outil Google Street View (GSV). Dans cette période de confinement, fermeture des frontières, état d’urgence, couvre feu, c’est un peu mon tour-operator. L’outil qui me sert "d’appareil à voir" est Photo-Sphère, fonction interne à GSV qui offre aux utilisateurs la possibilité de poster leurs propres vues immersives : vue de nuit, vue de drone, vue informatives… Je fouille, de manière instinctive, dans un méandre d’images, à la recherche d’éléments purement formelles (point de vue, lumière) et de sujets emprunt de fiction. J’extrais de ces multiples représentations, des formats carrés, au cadrage hermétiquement clos n’offrant nulle ouverture et nulle perspective. Comme sur un monitor de surveillance, le spectateur n’a pas d’autre choix que ce qu’il regarde. Les artefacts numériques (bruit, vues pixelisées, floues, dégradées) font basculer dans un univers dérangeant et inquiétant. 

Comme la ville de Twin Peaks qui n’existe pas, mais qui est un conglomérat de différents lieux, décors et histoires, je me glisse dans les interstices troubles et déroutants de ce flot d’images. Ces éléments prennent la forme d’une carte de format carrée, et pliée de telle manière à ce que les images ne se dévoilent que parcellairement. Au spectateur de composer sa propre dystopie visuelle pour fabriquer un récit étrange.




Chien mange pas chien
2020 
Textes et photographies

Mails reçus dans mes spams pendant le confinement. J’entame des conversations avec les spameurs en prenant de fausses identités. S’ensuivent alors des conversations absurdes.

︎ Sophie Pirano : Amour filou

︎ Albert Philippe : Offre d’emploi

︎ Noelle Reche : Coucou Bonjour

︎ Karine Havas : Emploi

︎ Pamela Pilon : Merci et bonjour 

︎ Valérie Vigneron :  COLLABORATION

︎ Fabrice Grenier : Recherche Web Designer- Graphiste H/F