Mark

Point d’arrêt 

2022 - en cours

Performance, récit, photographies, vidéos et objets


« Il a pris la couleur du ciel inventé. Il attend.»
Denis Belloc, Néons.


Projet d’écriture et de performance en cours autour des questions de la chute, de la culpabilité, du traumatisme. Il convoque les figures d’Albert Camus, Bas Jan Ader, Chris Burden, ma mère et son père, et de la chute des corps dans l’histoire de l’art.

Point d’arrêt reçoit en 2022 l’Aide individuelle à la création de la DRAC des Pays de la Loire.


Nos châteaux
en Écosse 

2018 - 2022

Performance, récit, photographies, vidéos et objets


« L’authenticité n’est pas historique mais visuelle.
Tout semble vrai et donc tout est vrai. »
Umberto Ecco, La guerre du faux.

À partir d'un parchemin trouvé, mon grand-père a construit notre histoire familiale. Il a passé la moitié de sa vie à faire des recherches sur nos "illustres ancêtres", les rois d'Écosse. Pour attester de l'authenticité de cette descendance et pouvoir la transmettre à ses enfants, mon aïeul a fabriqué des simulacres d'archives : il a dessiné des arbres généalogiques, réalisé des photos-montages, acheté un costume traditionnel, voyagé en Écosse, et rassemblé, dans un livre, tous ces documents qui fondent ce mythe.
    Nos châteaux en Écosse aborde la question de la transmission, de l'identité, de l'empreinte familiale et mémorielle. Pour redonner vie à ces fragments du passé, j'ai moi-même fabriqué des objets, des images (dessins, photographies et vidéos), que j'active lors de performances. Me laissant guider par mes intuitions, je rejoue, imite, réinvestit et expérimente la démarche de mon grand-père. Dans un corps-à-corps avec le fantasme et l’authenticité, je fabrique, à mon tour, une fiction familiale que je joue devant public lors d'une conférence-performée.

Captation de Nos châteaux en Écosse







Ce qui se repose

2008-2023

Photographies, vidéo et 2 éditions


« Pendant un bref instant tout de finesse,
quelque chose de doux traversa mon corps exténué. »

Werner Herzog, Sur le chemin des glaces.

Ce qui se repose est un retour dans le village natal de ma mère dans les Pyrénées, qui prend la forme de deux éditions, une vidéo, et d'une série de diapositives. À partir de trois promenades que je fais sur différents temps, j'aborde les questions de remémoration et de réitération. Pour chaque temps d'exploration, je choisis un dispositif photographique différent, qui me permet de questionner la présence/absence du corps.
  La série se compose de douze photographies de formats différents, dont les cadres, en bois de chataigner, sont fabriqués par mes soins. Dans L'inventaire (2015), deux caméras, détachées du corps, me filment découvrant et manipulant les objets ayant appartenu à ma mère. Ces objets sont contenus dans une “boîte-en-valise” (2023). Je clos ce projet avec La vie de ma mère, ensemble de six panneaux d’un format 40x50 cm, contenant chacun 11 tirages superposés imprimés sur papier japonais, manipulable par le public.
    Ces multiples procédés me donnent la liberté d’établir une distance physique et mentale avec mon passé, pour mieux en combler les failles et fabriquer ce modeste monument.



12 photographies, formats divers




L’inventaire (2015) - Vidéo HD, 45’



La vie de ma mère (2015-2023)

La furtive

2007-2022

photographies, archives, documents


« À partir de ce moment, j’ai pratiquement photographié
toute chose à l’aveugle.
Parce qu’une sorte d’urgence me poussait en avant. »
Georges Didi-Huberman, Écorces.


Je refais une marche de deux cents kilomètres en très peu de temps, sur les pas des derniers jours de la déportation de Robert Desnos, guidé par une carte retrouvée. J'ai mis en place un protocole strict de marcher huit heures par jour, et voir ce que l’épuisement peut produire sur la photographie.
    Je fais des liens avec les écrits de Werner Herzog (Sur le chemin des glaces), Georges Didi-Huberman (Écorces), et les travaux du photographe Jean-Claude Bélégou (Erres vers le grand nord), ou encore Tixador et Poincheval (L’inconnu des grands horizons).
    Je présente les 28 planches-contacts pour restituer le plus justement possible l’expérience de cette itinérance. C'est un travail important pour moi, car il amorce un processus de travail lié à la mémoire des lieux, aux déplacements, à la marche, à la mise à l’épreuve du corps. Des archives issues du fond Jiří Lauscher et des rushs inédits du film Shoah de Claude Lanzmann, accompagnent l’exposition.