Mark

Reprise
des activités

en cours

Chaises - 2021


Quatre minutes trente-trois secondes de silence - 2021 

Cornemuse - 2017

De l’Internet

En cours

Captures écran, textes et photographies


où comment fabriquer un récit en utilisant Internet :

> Chien mange pas chien - textes

> Night not-recording - Google street view

> Search party - Google street view


Nos châteaux
en Écosse 

2018 - 2022

Performance, récit, photographies, vidéos et objets


« L’authenticité n’est pas historique mais visuelle.
Tout semble vrai et donc tout est vrai. »
Umberto Ecco, La guerre du faux.

À partir d'un parchemin trouvé, mon grand-père a construit notre histoire familiale. Il a passé la moitié de sa vie à faire des recherches sur nos "illustres ancêtres", les rois d'Écosse. Pour attester de l'authenticité de cette descendance et pouvoir la transmettre à ses enfants, mon aïeul a fabriqué des simulacres d'archives : il a dessiné des arbres généalogiques, réalisé des photos-montages, acheté un costume traditionnel, voyagé en Écosse, et rassemblé, dans un livre, tous ces documents qui fondent ce mythe.

Nos châteaux en Écosse aborde la question de la transmission, de l'identité, de l'empreinte familiale et mémorielle. Pour redonner vie à ces fragments du passé, j'ai moi-même fabriqué des objets, des images (dessins, photographies et vidéos), que j'active lors de performances. Me laissant guider par mes intuitions, je rejoue, imite, réinvestit et expérimente la démarche de mon grand-père. Dans un corps-à-corps avec le fantasme et l’authenticité, je fabrique, à mon tour, une fiction familiale que je joue devant public lors d'une conférence-performée de trente minutes environ.






Ce qui se repose

2008-2020

Photographies, vidéo et 2 éditions


« Pendant un bref instant tout de finesse,
quelque chose de doux traversa mon corps exténué. »

Werner Herzog, Sur le chemin des glaces.

Ce qui se repose est un retour dans le village natal de ma mère dans les Pyrénées, qui prend la forme de deux éditions, une vidéo, et d'une série de diapositives. À partir de trois promenades que je fais sur différents temps, j'aborde les questions de remémoration et de réitération. Pour chaque temps d'exploration, je choisis un dispositif photographique différent, qui me permet de questionner la présence/absence du corps. Pour Dans la neige (2008), je choisis un appareil qui, tenu au niveau du ventre, concentre le regard vers l'intérieur et apprivoise le langage du lieu. Le dispositif frontal utilisé dans Le pic entre deux ports (2009-2011), redresse ma posture, me plaçant dans un face-à-face avec le paysage photographié. Dans L'inventaire (2015), deux caméras, détachées du corps, me filment découvrant et manipulant les objets ayant appartenu à ma mère. Je termine ce projet avec Clore (2022), valise-boîte que je fabrique pour contenir tous les objets. Ces multiples procédés me donnent la liberté d’établir une distance physique et mentale avec mon passé, pour mieux en combler les failles et fabriquer ce modeste monument.