L’identité

depuis 2023


La suppression des images
clore


En entrant aux Ateliers Bonus en 2018, j'avais décidé de faire un geste cathartique en jetant tous mes négatifs photos, tirages, planches-contacts à la poubelle. Sur le moment, je n'avais pas enregistré l'action de quelque manière que ce soit. En 2024, je le regrette un peu et ayant fait don de mon appareil photo et ayant décidé d'en finir avec la photographie, après avoir obtenu mon Master en photo, je décide de re-photographier ce qui s'était passé ce jour là.





La suppression des images
pour, ne pas 


Pour, ne, pas, sont des subordonnées circonstancielles de but qui permettent d’exprimer un objectif, un résultat souhaité, une intention.

Le mercredi 27 mars 2024 à 15h30 et pour une heure, je passe devant un jury pour obtenir un diplôme de l'École National Supérieur de la Photographie (ENSP) à Arles. Vers 16h45, il y a la délibération du jury qui doit me dire si oui ou non je suis apte à avoir ce diplôme et ainsi faire parti de la grande famille des photographes.

La suite, vous la connaitrez la semaine prochaine (j'écris ces mots le mercredi 20 mars à 17h37 - donc dans une semaine à cette heure-ci j'aurai la réponse).

Bon, rassurez-vous, j'ai bien eu mon diplôme avec mention. Le soir même, je signais un contrat avec moi-même dont l'objet est : "Pour en finir avec la photographie". Voilà, une page de 24 années se tourne...





La suppression des images
le don


Le 7 novembre 2023, sur le Bon Coin, je dépose une annonce pour faire un don de mon appareil photographique. J’ai beaucoup voyagé avec, surtout en train, mais cela est lié au décès de ma mère, survenue à la fin des années quatre-vingt-dix. Puis il y a eu la rencontre avec Klavdij Sluban, qui m’a amené à appréhender une certaine manière de faire de la photographie.

Le jeudi 9 novembre 2023 à 13h, j’ai rendez-vous à la gare avec Thibaut (la personne qui possédera désormais mon appareil). J’envoie un texto et je regarde autour de moi pour savoir qui est Thibaut. Est-ce ce monsieur, ce jeune homme ou encore cette personne là-bas ?

Enfin, Thibaut arrive et je lui explique l’histoire de l’appareil. J’ai imprimé un contrat stipulant que je donne l’appareil avec une pellicule noir et blanc Tmax 3200, mais qu’en contre-partie, Thibaut doit photographier avec ce film et me le remettre afin que je le développe. Ainsi, ce seront les dernières photos que j’aurai en ma possession, car, en 2018, j’ai mis à la déchetterie tous mes négatifs, tirages et cadres. À 13h36, j’annonce la nouvelle à Klavdij. Une page se tourne.




La pétition
Du 27 octobre 2023 au 11 février 2024 a lieu au musée d'art de Nantes l'exposition de la peintre Suzane Valadon. Je propose au musée de continuer d'organiser des expositions d'artistes par ordre alphabétique. Aussi du 7 avril au 3 septembre 2024 serait montrer les œuvres du peintres Félix Vallotton. Puis du 7 novembre 2024 au 16 février 2025 seront montrés une sélection de mes pièces. Pour appuyer ma demande, je fais signer les 100 plus grands artistes internationaux vivants. De plus, le transport de mes pièces ne coûtera pas cher car je vois le musée depuis chez moi, donc je pourrai venir à pied.

Le 29 novembre 2023, j'envoie cette "pétition" à la responsable de l’art contemporain du musée d'art de Nantes. J'attends la réponse.




Maintenant
et à l’heure
de notre mort


Il ne faut pas rire de la mort, ça peut être grave, certes, mais on peut quand même l’anticiper. Cependant, ce sont des choses qui arrivent.

Le site >> www.lejourdevotremort.com << m’a dévoilé le jour de ma mort, à savoir le 20 octobre 2060 à 22:59:33 très précisément. Je commence donc à préparer mes proches à ce moment douloureux. Je compilerai une playlist à diffuser le jour de mon enterrement, avec les morceaux de musique que j’aime bien. Peut-être que d’ici là le site aura disparu dans les méandres d’Internet, mais bon, ça vaut le coup d’essayer !

Parce qu’après des funérailles qui peuvent être longues, on a généralement faim, je vous dévoile le repas qui suivra mon enterrement : les classiques petits sandwichs, œufs durs, crudités, salade de pommes de terre, plateau de fromages et assiette de fruits frais. Rien de très compliqué, mais quelque chose de convivial. Pour ma part, à mon enterrement, j’aurai englouti un bon plat de pâtes avec du jambon, ma madeleine de Proust. Les convives pourront manger à table et, pour ne pas mettre des miettes partout, due à l’émotion et aux pleurs, j’ai prévu des sets de table du meilleur effet, histoire d’enfoncer encore un peu plus le clou. Cependant, les invités pourront les rapporter chez eux.




Le (presque) homonyme

Mon unique (et presque) homonyme, Grégory Walton, habite dans ma ville. Après avoir tenté de l’appeler à plusieurs reprises, je décide d’aller le voir. C’est le lundi 18 décembre que je pars à 10 heures précise du 7 avenue B. jusqu’au 19bis rue Léon J., distante de 2,7 km soit 39 minutes de marche. Arrivé au lieu-dit, je trouve l’interphone. Je sonne et une personne me répond. Un chien aboie derrière lui. Je lui explique mon projet, cette coïncidence folle, et lui demande s'il veut bien faire une photo avec moi. Je pense qu’il ne perçoit pas l’enjeu philosophique de ma demande et refuse. La porte de l’immeuble par hasard est ouverte. Je trouve son nom sur la boîte aux lettres et le numéro de son appartement. Je photographie sa porte située au rez-de-chaussée en face de l’entrée de l’immeuble. Je me demande s’il m’observe par le judas. Au fond, il doit être curieux de voir à quoi ressemble son (presque) homonyme.



Le jumeau

Se promener dans les rues de N. et dans les lieux que je connais, et ne pas répondre aux personnes qui pourraient me croiser. Leur faire croire que j'ai un frère jumeau qui se prénomme Xavier Valton. Ainsi, semer le trouble chez eux ; me connaissent-ils si bien que ça ?
Le vendredi 5 janvier 2024 à 10h09, je croise Franck L. à qui je fais croire que je suis Xavier, le frère jumeau de Grégory, et que j’habite à Annecy. Dubitatif, il me dit que nous ressemblons drôlement, et il a l’air troublé. Ainsi, je transmets mon trouble à quelqu’un d’autre. Je photographie le lieu dans lequel il travaille.




Donner son avis

Donner son avis sur tout, puisque Google nous en donne la possibilité. Vous pouvez les consulter >>ici<<



Ma poche photographe

Comme son titre l’indique, ma poche prend des photos toute seuls. Je la laisse faire afin de me les attribuer.



Et toi, comment es-tu mort ?





Rendre Kosuth aux morts

Choisir une tombe, y déposer Le jeu du dicible de Kosuth et laisser l’ouvrage se désintégrer pour qu’il devienne humus. Une fois absorbé, les morts auront de la lecture.